Comment fonctionnent les garanties de crédit du FIG
Pour les IMFs et les coopératives agricoles en Afrique et en Amérique Latine, l'obtention d’un crédit est une étape indispensable dans l’évolution vers l’autosuffisance. Malheureusement, les IMFs rencontrent de grandes difficultés dans leurs démarches de demandes de crédits auprès de banques locales.
Le FIG s'attaque à ce problème en identifiant des IMFs avec un potentiel de marché, en les renforçant en vue de répondre aux exigences bancaires en matière de transparence, et en octroyant des garanties bancaires internationales en leur faveur. Un élément important de la garantie bancaire du FIG est qu'elle ne couvre jamais plus de 50% du prêt obtenu par l'IMF bénéficiaire et requiert la mise en gage de la part de l'IMF de 10% du montant de la garantie émise. Ainsi, tous les acteurs (le FIG, la banque locale, et l'IMF) participent au risque de crédit et se sentent impliqués dans le succès de l'IMF.
Au fur et à mesure que les IMFs remboursent leurs crédits convenablement, les conditions proposées par les banques s'améliorent jusqu'au jour où les banques considèrent enfin les IMFs comme des clients dignes de confiance. Les garanties du FIG contribuent donc à modifier la perception qu'ont les banquiers du risque que représente le secteur informel, et permettent d'intégrer les secteurs de la microfinance et de la finance commerciale.
Garantie de Portefeuille
Contrairement à la garantie de crédit, la garantie de portefeuille du FIG représente un accord direct entre le FIG et l'IMF bénéficiaire. Elle garantit les crédits accordés à un groupe de clients de l'IMF, en couvrant un pourcentage des pertes potentielles.
Plus spécifiquement, la garantie de portefeuille couvre un pourcentage fixé à l'avance de toutes les pertes potentielles du portefeuille de crédit en excès du taux de perte historique moyen de l'IMF (qui est certifié par un auditeur externe). Pour l'IMF bénéficiaire, la garantie de portefeuille du FIG joue le rôle d'une assurance sur le crédit.
Ces garanties sont communément reconnues par les autorités bancaires comme des outils effectifs de gestion des risques, et contribuent à améliorer les évaluations obtenues par les IMFs auprès d’agences de rating. Elles s'avèrent être particulièrement utiles aux IMFs qui souhaitent se transformer en institutions financières réglementées.